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Grandir encore

Il était une fois
Ce jour où j’ai cru te perdre
Encore une fois.

Il est une fois
Où ensemble on s’est permis de grandir
Encore une fois.

Traversants le tumulte
Accrochés à notre amour
On s’est permis de vivre encore
Toi et moi.

Il est encore une fois
Où ta mère est si fière de toi
Si fière de ta soeur, de toi, de nous
Infiniment fière d’être votre mère.

Encore une fois tu m’as montré
Combien L’amour est vrai
Combien il peut être plus fort que tout
Dans ces secondes là

A cette seconde où j’ai voulu hurler
Sentant ton âme se barrer
T’hurler de ne pas me lâcher
Pas là , pas encore, pas maintenant
A cette seconde pourtant j’ai compris
Que si c’était le cas
Alors je devais comprendre et apprendre

A cette seconde j’ai compris
La puissance et la force de l’amour vrai
La puissance et la douceur de la Force tranquille
Cette force qui quoi qu’il advienne
Ammène vers le beau, le juste, le vrai
Vers l’amour absolu de la VIE

A cet instant j’ai grandi, encore
J’ai compris que j’intégrais
Ce que je ne cesse de vouloir apprendre
De vouloir Sentir depuis quelques années

Maintenant je sais
Que même si on ne sait jamais
Aujourd’hui je ne peux qu’aimer la vie
Avec ses souffrances, ses deuils,
Ses bonheurs et ses moments de plaisir
Je ne peux que remercier la vie désormais
Et certes remercier parce que tu es encore là

Alors Merci mon fils
Merci pour ce cadeau de la Vie
Ce cadeau des deux mondes quelques secondes réunis
Je t’ai vu te barrer mais tu t’es rattrappé
Aussi puissant et merveilleux que tu es
Tu m’as encore fait grandir

Alors aujourd’hui je ne peux qu’aimer
Aimer la vie à en perdre haleine
Honorer la vie chaque seconde
Dans les moments de doutes comme dans les joies les plus extremes
Aimer chaque seconde, aimer le tout
Ce Tout que dans la douleur
Tu m’as fait toucher

Je me promets de vivre
Aussi intensément que ces secondes là
Où j’ai cru te perdre

Et peut etre qu’aussi tu m’as tout simplement appris
Que je pouvais m’aimer autant que je vous aime
Ta soeur et toi

Je t’ai vu te barrer mais tu t’es resté
Parce qu’on s’est promis de grandir encore
Et de leur montrer…

Alors ce soir je te promets
De me rattrapper aussi fort
Et de faire vivre celle que je suis désormais

Merci à toi,
merci à mes Maitres
Merci à ceux qui étaient là
Ici et ailleurs

Merci mon fils, je t’aime

Izan
le 13 fevrier 2021

Bien à vous Madame

A vous Madame qui vous êtes permise de dénigrer mon travail vous adressant à un de mes employeurs , avec  les termes suivants « entre personnes responsables je me dois de vous dire… »
Sachez madame, que votre rang ne fait pas de vous une personne plus responsable que moi, mais comme il vous plait de croire cela , voyons donc l’observation que j’en fais, de ma place de « petites mains ».


Oui effectivement je suis une de ceux qui ont un « petit emploi », et je le fais avec cœur et de manière responsable, oui ce « petit boulot-là» je l’ai choisi en son temps, réellement choisi, pour, je ne vous le cache pas, pouvoir assumer la responsabilité de nous nourrir ma fille et moi.


Oui madame j’ai choisi de préparer, nettoyer, entretenir des logements, de gens d’ici et parfois je m’occupe de lieux accueillant des gens comme vous, pour un séjour plus ou moins court.

J’admets, parfois cela me dérange un tantinet mais quoi qu’il en soit, ce métier là, comme mes autres métiers, j’ai choisi de les faire du mieux que je peux  avec conscience et cœur.


De ces métiers, Madame, j’en suis fière, pour ce qu’ils m’apportent et pour ce que j’en fais.


Madame, face à moi, alors que je vous en ai fait la demande vous n’avez rien reproché, fuyant mon regard, mon sourire et ma présence .Dès mon arrivée cependant,, vous vous êtes sentie obligée de me dire « je suis originaire d’ici , et donc pas une touriste comme les autres » .

Soit et donc ?


Et donc… rien !

Du moins pas dans les yeux, mais une fois les clés rendues, en tant que « personne responsable » vous avez agit en parfaite délatrice, reprochant au propriétaire la présence de poussière sur 3 étagères. Plusieurs échanges, planquée derrière un ordimateur pour 3 etagères…en voilà une affaire ?!!!!

Oui je l’admets indiscutablement, j’ai manqué de vigilance sur 3 pauvres étagères, mon esprit vagabondant vers d’autres sphères quand je préparais ce logement pour vous accueillir.

J’admets mon erreur et aurais été ravie de m’en excuser auprès de vous, les yeux dans les yeux.


Sous prétexte de « parler entre gens responsables » Mais basque et d’ici cependant ,je le repète ici, volontairement, autant de fois que vous avez appuyé sur ce fait (il doit bien y avoir une raison ), vous avez effectivement montré que vous n’étiez pas une touriste comme les autres. Je le conçois encore… vous étiez pire : vous avez laissé exprimer votre condescendance, votre mépris, pour les petites mains telles que moi.


Sachez Madame, que je ne vous en veux même pas !

Au contraire cela me fait sourire.


Parce que Madame, une fois la porte franchie ; ce sont mes mains qui ont nettoyé les traces de votre passage dans la cuisine, qui ont ramassé les draps où vous avez dormi, et qui ont nettoyé les toilettes où vous vous êtes si bien soulagée. Permettez moi de penser d’ailleurs que si les draps eurent été moins propres, peut-être que moins « responsable et plus détendue vous seriez et votre langue serait moins acerbe ».

Du court échange que nous avons eu j’en retiens votre empressement à me dire « je suis basque » et cela me donne légitimité et des droits en ces lieux (cela était sous entendu) , suivi de « et je reviens m’y installer et travaille bientôt » …grand bien vous fasse !!

A y réfléchir, peut-être qu’effectivement mon nom vous a fait penser que vous aviez plus de légitimité que moi à vous dire basque. Effectivement, vous avez le droit de l’imaginer, et je m’autorise le droit d’en sourire…par habitude et par lassitude un peu aussi je l’avoue.

Mon nom (le 1er) n’est pas basque mais mon âme l’est ! Mon père n’est pas basque mais mon éducation et mes valeurs le sont et c’est ce qui me fait très certainement garder le sourire face à vos actions ces derniers jours… (milesker aitatxi ta amatxi)

En tant que petite main d’ici, j’ai soigneusement (à 3 etagères près) préparé le lieu, en musique pour tout vous dire, basque bien entendue ! Dans la cuisine, j’ai pris soin d’y disposer, pour vous et les personnes reçues des produits locaux achetés à l’épicerie du coin…Qu’elle n’est donc pas ma surprise de voir qu’à votre départ ces quelques produits de base ne sont plus là…n’ayez crainte Madame je les ai remplacé, une fois le ménage fait pour les prochains touristes, souriant (jaune) et sans mot dire au propriétaire. Ma responsabilité étant qu’ils ne manquent de rien et qu’ils se sentent chaleureusement accueillis!

Alors Madame, en tant que petites mains responsables, je me dois toutefois de vous dire Merci.


Une fois de plus, en ne me pensant pas basque, vous m’avez rappelé combien je le suis ! Combien en regardant par la fenêtre, dépoussiérant les fameuses étagères j’ai ressenti la présence de mes ancêtres, et combien, dans le vent qui soufflait, j’ai ri avec Emazte Xuri du ridicule de la situation.


Oui madame, les mots en euskara me manquent pour vous dire à quel point je vous emmerde (quoique  …avec un petit effort je les ai) , en ce point je ne suis pas tout à fait Euskaldun mais j’y travaille assurément.


Oui madame je n’ai pas de nom basque mais je suis bel et bien d’ici, du plus profond de mon être, du plus profond de mon cœur, à chacune de mes respirations, à chaque larmes versées, dans chaque pas, chaque geste, chaque acte, chaque erreur, chaque émotions, dans  chaque faux pas, dans chacune de mes revendications  je vis en basque et et de plus en plus fort qui plus est ! Et donc,  je continuerai à l’être ! et puis tenez, si je le peux, j’essaierai de le faire encore mieux  !


Oui madame je vous remercie, parce qu’à travers votre façon d’agir « en tant que personne responsable » vous m’avez fait saluer et porter haut les couleurs des gens de petites mains comme moi ! Avec honneur et fierté d’ailleurs!
Vous m’avez permis de mettre en lumière, un non choix que je me refusais de faire, merci donc, il ne me reste qu’à passer à l’acte !


Merci Madame ! Vous avez renforcé en moi la force de la parole juste, de la parole vraie, de la parole donnée ! Quelle fierté là encore ! Hitza Hitz, vous connaissez sûrement…


Madame, vous avez revendiqué ne pas être une touriste comme les autres, je le confirme encore vous avez été pire ! Et sous ma cape, j’en ris !


Une dernière chose toutefois me vient à l’esprit. Dans ma vie, vous n’avez été que de passage ; peut être, nous croiserons nous à nouveau puisque vous revenez ici bientôt.
Vous revenez si j’ai bien compris, exercez votre métier de « personne responsable » ainsi mis en lumière. Soit ! je vous souhaite bien du courage mais prenez garde, il y aura peut-être dans vos petites mains d’en dessous, des basques comme moi que vous pourriez aussi froisser, je vous souhaite  toutefois que comme moi, ils préfèrent en sourire , plutôt que d’en prendre ombrage…

Izan 20/01/2021

j’attends de moi et de moi seule

Accueillir tristesse , peur et colère qui grondent  en nous dans une danse sauvageonne, les vivre, les chanter , les crier pour les laisser s’effacer et laisser place à des joies nouvelles.
Ne rien refouler, ne rien garder,
Comprendre pour pardonner, se pardonner et enfin se libérer de l’emprise; celle qu’on s’est créé , voulant adhérer à un monde qui n’est pas le sien.
Comprendre que dans leurs yeux, leurs mots, leurs reproches, leurs mensonges nous n’y voyons en réalité que nos parts d’ombres, nos parts sombres et décider seul de s’en libérer.
Cesser d’attendre de l’extérieur , aller chercher au plus profond de soi la douceur apaisante de la liberté.
Ce chemin n’est pas simple, il est sinueux, long, déroutant parfois haletant mais il est intrigant  enivrant, exaltant.
Se poser un instant, revivre le passé avec les yeux de la compassion et comprendre que rien n’est plus fort que cet instant où notre force intérieure vient à nouveau se présenter pour vous murmurer  » Allez on ne va pas s’arrêter là tu crois pas? viens on continue, rien n’est fini, bien au contraire, c’est maintenant que tout commence « 

J’attends donc de moi et de moi seule
D’être celle que je veux être

Femme, mère, fille, amie, amante
Bienveillante, sage , maternante
douce, protectrice, aimante
Sereinement joyeuse
Sereinement rieuse

Sorcière , guérisseuse ou guerrière
guide, chercheuse de vérité
Danseuse et musicienne
Artiste ou bien savante

Belle,sensuelle, charnelle
sauvage ou sage,
rebelle ou soumise

Basque, universelle,
terrienne ou bien stellaire

Qu’importe qui je suis
Si je suis libre d’être


Izan
10/01/2021

Accepter ce qui est

Accueillir la plainte, la douleur, la colère, la peur, la tristesse est parfois salvateur si on apprend à l’observer de sa juste place…

 « un mal est un bien qui n’est pas à sa juste place » Selim Aissel

Cette phrase a raisonné en moi un jour de formation, elle fut libératrice. Elle m’a appris à m’observer.
A marquer un stop sur ce qui se jouait en moi. Puis j’ai arrêté de juger, de me juger, j’ai appris à ne plus culpabiliser, ni l’autre ni moi. Je me suis offert la douceur de l’amour et de la compassion que je sais si bien accordée à l’autre.


Alors la clarté et la sagesse sont venues m’accompagner pour mieux me guider dans ce lourd travail, sur ce long chemin … le chemin de mon destin.

Quand aux joies de la vie, certains matins laissent place à la souffrance, celle du corps, celle des mots, celle des souvenirs, celle du mental et de ses croyances limitantes à tout va qui vous entraînent si puissamment vers le bas, observer ce qui se passe en soi devient alors une des  clés de la liberté !

Observer, sans juger, sans culpabiliser, avec bienveillance, le plus souvent possible , accueillir ce qui se passe et se permettre de choisir sa vie !


Fermer les yeux et méditer, écrire peut-être ou au contraire hurler au son du tambour, dans une danse sauvageonne ? Qu’importe comment mais accueillir et accepter d’entendre ce que les maux disent.

Ne rien rejeter, ne rien fuir, ne rien refouler ; Juste regarder ce qui vient là et décider alors de rester là ou de choisir un autre chemin. Celui la transformation, de la transmutation.

Oui ! Parfois cela se révèle douloureux, long, périlleux  mais c’est à chaque fois un chemin extraordinaire, celui du pas vers soi.

Oui ! Parfois les souffrances sont telles que j’aurais préféré en rester totalement éloigné, dans l’anesthésie et le déni le plus total.
On peut choisir de fuir mais une fois qu’elles vous rattrapent, parce qu’elles vous rattrapent, la douleur est alors encore plus grande.

Désormais cela je l’ai compris donc acte ! Accueillons !!                      


D’avouer parfois mes colères, mon désespoir, ou ma peine, les déposer par écrit est pour moi à chaque fois le début du dialogue accepté, le début du travail. C’est mon moyen de renoncer à la plainte continue, celle où j’attendais continuellement un sauvetage extérieur, qui ne me servait à rien.

Ô certes il sauve, oui !un temps ! Mais  il ne me permettait pas de créer ma vie, de choisir ma vie, de me choisir telle que je suis, telle que je vibre.


Ecrire pour déposer les armes, c’est le choix que j’ai fait pour que, une fois les souffrances avouées, entre alors le processus de guérison ;


Celui qui passe alors par le chemin de mon cœur. Ce cœur qui sait si bien faire parler mon âme, mon moi, mon essence. Appelez-le comme vous voulez mais ce Moi là, incroyablement noyé sous une masse de croyances, de pensées , de douleurs, d’histoires qui ne sont pas totalement les miennes.


Les réponses à une douce guérison vient alors, de la plus belles manières qui soit : par les cadeaux de l’univers : dans l’instant d’une rencontre, dans les échanges avec un ami, dans un chant, un livre, dans l’écoute du vent, de l’eau, dans les sons de ma Terre, que sais je encore…

Une fois les réponses perçues, le chemin s’éclaircit à nouveau, celui de l’Être, de mon Être, celui de l’Amour, l’Amour de soi ! Celui de l’acceptation de ce qui est ou a été, celui du Pardon, celui de la Libération !


A cet instant là, le désir de vivre est plus fort que tout, je suis à nouveau debout,  je respire, je vis et je danse, je ris à nouveau.


Au diable alors vos critiques, au diable alors (si tant est qu’il existe) ce que vous voyez de moi, ce que vous pensez. Dans vos yeux, vos mots, vos silences, vos actes je voyais mes ombres alors je vous en remercie et je danse à nouveau, et ça, c’est le plus important !


Si vous ouvrez votre cœur, si vous êtes ok pour recevoir la réponse, ouvrez les yeux, vos oreilles, ouvrez vos sens, la réponse sera là.

Parfois aussi douce qu’un baiser sur le front, parfois cinglante mais elle sera là, à vous alors d’en saisir la chance,  celle de choisir les clés de la liberté ou les chaînes d’un mal-être intérieur.

Chacun de ces choix reste le votre, chaque choix peut s’entendre, personne ne peut juger, il n’y a aucun reproche à faire, ni même à entendre ni même à se faire. De chacun de ces choix, il y a TOUJOURS quelque chose à apprendre le bon moment venu.


Et un jour viendra la force, celle d’accepter votre ombre comme votre lumière, celle de vous pardonner, de vous remercier pour au final S’AIMER ET ENFIN VIVRE !

Izan
09/01/2021

Dans l’ombre de votre absence

Il est de ces moments où la douleur de vivre est si forte que la libération approche; où votre absence est si présente que la solitude vient m’embrasser de votre douceur.


Je me revois enfant, recroquevillée dans cette pièce obscure, seule, apeurée, le regard vers cette lucarne.


Cette même incompréhension, ce même besoin d’évasion, cette sensation de n’être rien, d’être si loin…Mes yeux accrochent la lumière, ne pas les fermer pour ne pas sombrer.
Je n’ai qu’un désir, m’envoler pour vire enfin mes rêves.

Pouvoir vous retrouver, me blottir contre vous, sentir vos coeurs me bercer, me draper de vos bras, revivre vos doux baisers, me nourrir de vos yeux, me soigner de vos rires et de vos silences, apprendre de vos secrets et ne rien oublier.

Avec vous j’étais vraie, loin de vous j’étais l’autre.

Longtemps j’ai menti, dissimulée ma vie, dissimulée les cris de violences subies.
J’ai longtemps été double pour être celle qu’ils voulaient, croyant qu’il fallait me trahir pour me sentir aimée.

Ne rien montrer, ne pas faire de bruit, montrer celle qu’on attend, ce que je suis n’est pas si important.

Aujourd’hui encore, j’en subis les tumultes…à ne plus savoir ce que je veux dire, croire ou être.

De rêves en désillusions je me perds encore parfois. Je vous livre mes pleurs et observe mes peurs.
Je vacille, je tombe et toujours me relève,
Je grandis, m’accroche, essaye et apprends encore.

Je lève encore les yeux, pleure sous Madame la Lune, danse avec le soleil et chante sous la pluie. et j’implore souvent le vent pour qu’ils vous ramènent à moi.

Qu’à travers le chant des oiseaux ou celui de l’eau, je puisse entendre vos voix, qu’à travers cette Terre, je puisse sentir la force de vos bras, là pour me relever, m’épauler, me guider pas à pas …

Pour que je n’oublie pas de m’aimer à nouveau

Izan
27/12/2020

Vulnérabilité

Vulnérabilité des  hommes

Transformée par l’égo

Falsifiée en virilité, autorité,

Egoïsme ou que sais je encore.

Être vulnérable ,

Homme comme femme

Est pourtant si beau, si louable

Elle vous ouvre à l’amour pur

A la sagesse, à votre essence.

Si la vulnérabilité est présente en toi

vis la comme une force

Et non plus comme une faiblesse.

Accepte-la pleinementL

La rejeter te plonge dans ton ego

L’accueillir te relie à ton Essence.

J’ai été vulnérable

A ce point que j’ai vu en l’autre

Une force que je n’avais pas

Alors je me suis rabaissée, usée, fatiguée

A être celle que l’on attendait de moi.

Et pourtant elle était là

Elle était ma Force et mon courage

Présente dans ma lignée depuis la nuit des temps

Vulnérabilité de mes ancêtres

ou de mes vies passées

Capable de tout affronter

Révélant une force indestructible

Parfois dans le silence

Portant les plus lourds secrets

Le plus souvent droite et combative

Par amour pour lui, pour l’enfant ou l’humanité

Elle a arrachée nos entrailles

Tout autant qu’elle ,nous a permise de nous sauver

Elle a porté hommes, femmes et enfants vers la Liberté

Les permettant de mieux se révéler

Elle n’était pas comprise

Vécue comme un affront

Elle ne pouvait exister

personne ne connaissait son nom

pourtant vulnérabilité pourrait se vêtir

des noms de dignité ou d’humilité

Mais on l’a travestie,humiliée, rejetée,

reconvertie en faiblesse ou en soumission

traitée d’illusion ou de déraison

elle a été brulée, baillonnée, maltraitée

Forcée au silence et à l’oubli

Aller donc cueillir aujourd’hui

cette vulnérabilité l’ami

Vous n’en serez que béni

Béni par les Dieux

Remercié par vos aïeux

Izan /18 décembre 2020

Mon fils, ma bataille

Il y a quelques années, j’écrivais ceci



« Je suis la maman d’un enfant qu’on enferme.

Izan mai 2015


Aujourd’hui je pleure et me retiens de ne pas hurler ma souffrance, je suis déchirée, anéantie, partagée entre un semblant de soulagement et une incroyable peur de l’inconnu. Personne ne peut mesurer l’ampleur de ma souffrance. Je n’en montre aux autres qu’une partie et je garde l’autre pour moi…aujourd’hui j’ai pleuré et enfouit mon visage dans un coussin pour ne pas m’entendre hurler de me rendre mon enfant.

Olivier part, loin de moi, dans un univers où les portes se franchissent un trousseau de clés à la main. Olivier part en unité pour malades difficiles, oui, Olivier est dangereux pour lui …pour autrui…Olivier va mal, même s’il ne le sait pas.
Et je ne peux m’empêcher de penser à ce « non avenir », à mon enfant de 21 ans qui ne demandait qu’à vivre et qui vivra à double tour, entre activités et contentions. Je ne sais pas où tout ça va nous mener, aujourd’hui malheureusement je ne sais plus, je ne crois plus. Je sais juste que, quand je lève les yeux sur cet endroit où il a passé ces 2 dernières années, quand je pense à l’endroit où il s’en va, je ne peux faire autrement que de comparer ces lieux à des cercueils où l’on enferme mon enfant…vivant. Et putain que ça fait mal bordel !!! Il a rien demandé lui, il ne méritait pas ça !!
Parce que comme tout enfant, mon enfant est le plus beau du monde. Mon enfant a ce sourire qui vous fait fondre et ce regard empli de charme…quand sa tête le veut bien. Qu’il est doux et bon de le prendre dans mes bras, de l’embrasser…quand sa tête le veut bien.

Je suis sa maman ! Qu’on le veuille ou non, qu’on le croit ou non,  j’ai toujours agi et j’agirais toujours comme telle, depuis son 1er souffle jusqu’à mon dernier.
Rien n’a été simple, rien n’a été choisi, cette vie, lui et moi l’avons subi. Ce n’est pas moi qui me suis entêtée, ce n’est pas moi qui ai fait une erreur de diagnostic, ce n’est pas nous qui sommes restés butés, fermés comme des huîtres, puant d’un orgueil si surdimensionné, se croyant détenteur de la pensée unique et vraie.
Mais c’est sur moi qu’on a craché à la gueule, c’est nous qu’on a pointé du doigt, c’est moi qu’on juge « indigne » « mauvaise mère » et j’en passe, c’est moi qui « mérite ce qu’il m’arrive », c’est moi qui doit me remettre en question parce que, certains portés par des bondieuseries infâmes ont cru utile de préciser que « s’il est comme ça ; c’est que dieu l’a puni pour ce qu’elle a fait ? » et j’ai fait quoi moi ? Un enfant avec un homme que j’aimais,  ni plus ni moins, avec un homme avec ses défauts et ses emportements qui dérangeait sans doute mais qui vous emmerdait copieusement, ça je peux vous l’assurer ; nous étions un couple, il n’a pas duré certes mais ça c’est notre histoire à nous, à moi, à Antoine et à Olivier, à personne d’autre. J’interdis quiconque de la juger !

Mon erreur, ma seule grave erreur est de n’avoir pas suffisamment cru en moi, en mon instinct, de ne avoir pas cru assez fort en moi quand cet instinct me disait que quelque chose n’allait pas, qu’on n’était pas dans la bonne direction. Mon erreur, c’est d’avoir surveillé cette putain d’épilepsie parce que je savais qu’il le fallait mais de n’avoir pas gueulé assez fort quand je réalisais qu’on écoutait pas ce que je disais ; de n’avoir pas frappé du poing sur la table face à ces « oui mais nous on sait bien, il faut nous laisser faire ». Un jour, sans aucun doute, je viendrais vous cracher à la gueule de toutes mes forces, de toute ma haine…et vous en rirez sans doute comme vous l’avez déjà fait.


Et vous là, vous qui m’avez jugé parce que je tenais debout, parce que, tout bas, je disais « c’est pas possible, ça ne va pas, il faut pas en rester là, je sais que ça ne va pas ». Vous qui pensiez que le dos tourné, je ne vous entendais pas, que je ne voyais pas vos regards pleins de mépris et de suffisance, vous qui avez pensé que je n’étais pas finie, que j’étais folle et inadaptée. Vous qui n’avez rien vu au-delà de ma carapace. Au-delà de ce que je veux bien vous montrer. Vous qui avez jugé sur mes kilos en trop, mon humour, ma vie, sans savoir, sans chercher réellement à aller au-delà. Vous qui m’avez accordé tant de mépris au fond je vous remercie car je n’ai rien lâché, je suis tombée certes mais je n’ai rien lâché ; je vous ai haï tellement fort que ça m’a donné la force de me relever, ça m’a donné l’envie de croire en moi, en lui, en un jour où enfin je serais écoutée.


Alors oui, c’est arrivé tard, trop tard sans doute, avec bien des années perdues, avec un olivier perdu dans un monde à lui, dans sa bulle bien loin de la réalité, dans sa réalité qui est la sienne, faite de violence, d’incompréhension et de contentions.

Mais il est arrivé ce moment où je me suis sentie soutenue, ce moment où le grand savoir fait place à la remise en question, où l’on admet qu’on se trompe peut être, où l’on observe juste l’humain, où on laisse place au ressenti, à l’émotion, et où, miraculeusement, on retrouve le bon chemin…trop tard.
Alors merci, merci à ces 2 personnes, que je ne nommerai pas aujourd’hui mais qui ont su pleurer avec moi dans un bureau, qui ont su trouver les mots, créant en moi ce mélange de colères et de réconfort à la fois. A ces personnes qui m’ont rendue ma place, mon rôle et ma vie. Jamais je ne saurais les mots pour vous exprimer ma reconnaissance. Je ne peux dire que MERCI. MERCI pour Olivier. Alors oui, Olivier est désormais un enfant qu’on enferme…mais vous avez essayé de réparer, vous avez et allez, je le sais, pleurer avec moi. Pour tout cela, et pour la suite je vous en remercie du plus profond de mon cœur et de mon âme. Vous avez essayé, vous y avez cru et c’est tout ce qui compte.

Olivier, si tu savais à quel point je suis fière de toi. Si tu savais à quel point je m’en veux mais combien je t’aime. Si tu savais combien je voudrais pouvoir changer les choses. Tu es différent, oui mais tellement plus pur à mes yeux que ces gens qui nous ont bousillé ta vie. Tu es de ce qu’on dit dangereux, mais tu ne l’es pas, ils t’ont rendu ainsi… ce n’est pas ta faute, ce n’est pas la mienne alors laisse moi vivre la haine et toi, garde juste ton innocence.

Merci à Olivier, à mon homme et ma fille d’être ma force aujourd’hui. Je suis lasse, un genou à terre mais encore un peu debout. Et j’vais me relever parce que je crois en nous 4. Malgré les kilomètres et les tours de clés, les galères et les embûches, je ne lâcherai pas parce que je vous ai VOUS et que je vous aime plus que tout au monde.
Merci à mes amis, rares mais si précieux, sans jugement et plein de bienveillance, merci à ma nièce d’être là pour Oliv et merci à ces rencontres, à ces hasards de la vie, qui font que malgré tout, la vie est belle !!!
A l’amour et à la Vie !                                                                                                                        Iza »

C’était il y a 5ans
Aujourd’hui les choses ont un peu changé


Ok mon oliv’ tu es toujours enfermé et tu le resteras encore …longtemps
Mais tu vas mieux, quelques autres séjours à UMD certes et tu vas mieux !!!

Aujourd’hui, nous nous voyons aussi peu mon Oliv,

Ô combien mon amour pour toi ne cesse de grandir

Ô combien je ne cesse de dire ma fierté d’être la maman d’un X-Men,
De mon extra ordinaire de fils à moi , d’une normalité différente, comme sa mère

Alors ok on a mis des choses en place, des actions, des soins, du côté conventionnel ,
Et un peu du mien, et nous y reviendrons…
En tout cas je vais continuer et m’y consacrer un peu plus.
Pour toi et aussi pour ta sœur et moi .


Tu sais oliv’, t’es un putain de sacré mec et ce qui ne l’ont pas compris, ne savent juste pas combien il ne t’arrive pas à la cheville
Tu sais quoi en fait, ils sont jaloux, ils n’ont pas notre force et ne l’ont jamais eu.

Tu sais quoi mon homme, ces derniers temps j’ai un ptit projet qui me trotte dans la tête, il te concerne et il me fera du bien parce qu’être ta maman et celle d’Amaia c’est un de mes plus beau rôle certes , mais c’est un des, à côté il faut que j’existe aussi, pour encore mieux nous porter plus haut

Alors si tu veux bien, on va se dire un truc toi et moi, notre histoire on va la continuer, et de temps en temps, on leur donnera quelques infos
Sait on jamais, peut -être bien que ça les aidera un peu, ou ça éclairera des chemins…dans tous les cas

Olivier, stp, tu veux bien continuer à leur montrer le chemin là bas? tu veux bien continuer à leur montrer ce qu’est qu’aimer au delà de tout, au delà des yeux
Et moi j’m’occupe de et du dehors, de toute façon on est une équipe, depuis le 1er jour, depuis tellement longtemps

Allez viens on chevauche les dragons, et Heren suge et on lance la nouvelle saison de notre histoire qui de toute façon finira par

« – Allez Go maman , jo !!

Jo olivier, jo aintzina, maite zaitut tellement »

Izan
11 Décembre 2020


Merci pour cet instant partagé

Retour à la maison
Avec en moi ce moment

Ce moment pour dire merci à la vie

Merci à ce rendez vous
Cette rencontre, ces échanges
Ou se mêlent rire et larmes
Regrets et victoires
Force et désespoir
Douleurs et joies

Et où à travers des mots
Par une main posée, rassurante
Par un regard, des sourires,
Bienveillance, compassion et enseignement
Viennent éclairer, adoucir,
Redonner du sens à la vie

Merci donc à vous
Qui venez et me faites confiance
Merci pour nos échanges
Dont nous sortons chacun grandi
Oui vous comme moi
Et j’espère de tout mon cœur et de toute mon âme
Que cela soit ainsi encore longtemps

✨

Izan09/12/2020

Cet homme

Cet homme qui me touche 

Celui qui me fera frémir

Que j’aurais peur de toucher de peur de ne plus pouvoir m’en passer

Cet homme derrière une démarche sûre et parfois incertaine

Cet homme au sourire d’enfant lumineux et timide à la fois

Cet homme au savoir juste,aux mots peut-être hésitants.

Celui qui me fera frémir de désirs

Que mes mains voudront caresser

Et qui cachera ses trésors de talents par peur qu’on perçoive ses faiblesses.

Cet homme qui se montrera parfois en sauveur
par peur d’être victime de ses émotions

Cet homme définissant mal la tendresse
par peur d’admettre combien il en a peur et besoin;

Cet homme que je voudrais aimer, caresser,
à qui je voudrais tout donner

En aucun cas je ne voudrais le changer.

ainsi je l’accueillerais

Je veux parcourir son corps lentement pour le sentir se découvrir lui même.

Je veux juste doucement le guider vers le plaisir de se découvrir
Si beau si doux si faible et si fort à la fois

Je voudrais l’emmener en moi pour le faire se sentir homme, père et enfant

Qu’il découvre sa force viril, sa force féminine
Ou parfois ses faiblesses d’enfant apeuré

Je voudrais Caresser son corps pour révéler son âme

Je voudrais désirer son corps avec amour, bienveillance et joie
Pour respirer la sérénité de son essence

Fusionner un si grand Lui, un si grand Moi
Pour éveiller ce NOUS  si simplement complet

Lui montrer que face à ses peurs je serais là , toujours si fière de lui

Lui murmurer  » aie confiance en nous comme j’ai confiance en toi, avance je suis là »

Ne rien changer ni de lui ni de moi si ce n’est pour et par noblesse du cœur

C’est cet homme là que j’aimerais véritablement

Celui qui ne se connait pas encore tel que je le percevrais

Éveillant chaque jour mes sens en même temps qu’il s’éveille

Avec respect, douceur et infinie tendresse

C’est cet homme que je choisis d’aimer et d’honorer

Cet homme que j’honorerai

Et non l’homme blessé qui se cache derrière son égo.

C’est cet homme que je veux honorer

Non pas celui qui veut satisfaire sa virilité en faisant l’amour

Celui qui me laisserait faire frémir son cœur en parcourant son corps

Celui qui par mes caresses me laisserait regarder son âme

Celui qui entre mes hanches

Se laissera renaître

Celui qui respectera mon antre comme ma vulnérabilité

Celui qui fera danser nos âmes et nos corps à l’unisson

Celui qui acceptera que de nos faiblesses naissent une force

Celui qui se montrera

Faible, puissant, vulnérable, et authentique à la fois.

Qui ne verra dans sa semence aucune conquête de territoire, aucun signe de puissance.

Celui que je veux aimer

Se laissera pleurer de plaisir , d’émotions sous le moindre petit baiser

Se laissera toucher, grandir de la moindre attention.

Alors toi, l’homme que je veux aimer

Arrête tes méandre

Regarde toi comme je te perçois

Ces instants où mon corps s’expanse  au delà de tout, 

Dans ces moments là j’entends les étoiles applaudir cet amour

A toi l’homme que je voudrais aimer

Tout cela seras tu prêt à le recevoir, à le percevoir?

Peut-être me feras tu l’honneur de me laisser être Moi , puissante, entiere
et sereine et peut-être si souvent faible à la fois

Izan
octobre 2020

Accueillir pour aimer

Je n’attends plus un sauveur
Je ne veux plus sauver
Je mérite et m’autorise celui  qui saura m’accompagner


À Lui je le dis
Ensemble accompagnons nous plus loin
Avec nos peurs, nos doutes et nos faiblesses
Avançons ensemble main dans la main,
D’âme à âme,  de cœur à cœur
Dans la joie, l’extase,l’harmonie et la douceur

Et à cet Ame-heureux,
Mais surtout à moi m’aime
Aujourd’hui je fais cette promesse

Aujourd’hui je me pardonne
De m’être oubliée et de m’être si mal aimée

Aujourd’hui je choisis de vivre
A partir de Mon essence , de mon cœur
Et non plus à partir de mes blessures et croyances

Dès maintenant je me choisis Moi,
Je nous choisis NOUS
Je choisis cet Amour conscient
Pour MOI pour LUI, pour NOUS
De tout mon être , je libère tout ceux à qui j’ai juré fidélité, loyauté,
Jusqu’à m’oublier

À tous mes ancêtres  je fais cette promesse
De tout mon cœur de toute mon Âme,
En me choisissant
Par chaque action
Dans chaque moment de ma vie
Je vous honore et vous honorerais

Aujourd’hui ici et maintenant je vous libère
Je me libère
Pour me permettre enfin d’être celle que je Suis
Faite de cet Amour qu’on ne peut pas ne pas aimer


Om Sah

Izan
Aout 2020