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Pour notre fils

Pour notre fils
Salut Antoine. 

Aujourd’hui on va prendre le temps de se parler mais surtout, je vais prendre le temps de te remercier, Il est temps non tu crois pas? 
J’ai essayé souvent, mais je crois que je ne t’ai pas toujours tout dit. 
Je crois que toi et moi on ne s’est pas autant parlé depuis que tu n’es plus là. 
J’ai bien dit parler, pas se disputer, parler…
 Alors oui Certes c’est arrivé parfois, quand on s’aimait, quand on riait, se baladait, quand on voulait bien … 
Puis le silence, les mots emportés et le reste ont pris plus de place. Alors on s’est séparé, on s’est maudits parfois, on s’est accusé, on s’est tout fait et puis un jour, tu nous as tous laissé…
Je crois que jusqu’à aujourd’hui je ne m’étais  jamais autorisée à pleurer .
 Et là, devant ta tombe où je suis pourtant parfois venue, là, aujourd’hui, pour la première fois, je me suis permise de m’asseoir, de fermer les yeux et les larmes ont commencé à couler.
Alors oui je te parle, encore une fois, puisqu’ on s’est déjà parlé comme ça ,et en même temps les mots s’écrivent, comme pour rester, comme pour s’ancrer. 

Antoine… 
Merci de m’avoir donné  ce fils, notre fils, notre Olivier. 
Merci parce que sans nous, sans toi, sans moi, il ne serait pas.
Tu vois n’est-ce pas comme il est beau?
Le portrait craché de son père…
Je souris à chaque fois de voir à quel point il te ressemble. 
J’en souris et en même temps j’avoue, ça me fait un peu mal de ne pas te voir le serrer dans tes bras. 
Petit à petit je reste sur les belles choses parce qu’après tout, tout le reste on s’en fout. 

Tu sais Antoine, ça n’a pas été simple de nous aimer nous deux mais on l’a fait et il en est la preuve. Le reste, ça ne regarde que nous, les reproches, on se les ait assez faits,
aujourd’hui je crois qu’il est temps, qu’à travers ces mots posés, on le libère lui de notre histoire à nous.
Et qu’on s’en pardonne aussi, toi et moi. 
Aujourd’hui, Olivier fait, une nouvelle fois preuve de force et courage. 
Et comme il y a quelques mois, je sens, dans le souffle du vent, ta présence me dire que tu es là pour l’accompagner, que tu écoutes et que tu es à mes côtés. 
Je lâcherais pas l’affaire, je ne l’ai jamais fait et tu le sais. 
Mais aujourd’hui je sais que, grâce à ce moment de pardon, de libération, grâce à ce moment, tu te places à mes côtés… 
Tiens!? Par un heureux hasard, le chant du corbeau, puis celui des oiseaux raisonnent, pas très loin.

Il ne te semble pas bizarre à  priori mon choix de vie, puisqu’il nous permet entre autres de nous retrouver dans la paix. 
Tu sais, c’est pas simple de regarder en arrière, sauf quand c’est pour terminer doucement un chapitre et ainsi continuer le livre. 
De nos disputes, de nos colères, j’en prends ma part de responsabilité, j’en partage avec toi, les fautes communes et je te regarde avec fierté assumer les tiennes.
Je sais que notre fils en sortira ainsi plus léger. 
Aujourd’hui si je suis là, c’est pour te porter les fleurs qu’il a choisi pour toi, pour son papa…
Je me souviens du sourire qu’il arborait en te voyant au funérarium il y a quelques années.
Il venait te dire au revoir…on venait te dire au revoir et pourtant lui, la seule chose qu’il avait en tête, c’était juste qu’il voyait son papa et qu’il en était fier. C’était aussi simple que ça, et à ce moment-là je ne l’ai pas complètement compris. 
Aujourd’hui je le sais, je le sens parce qu’à chaque fois qu’il parle de toi, il a la même fierté. 
À chaque fois que je le vois, je ne peux moi-même pas m’empêcher de penser à toi, et de te dire « regarde-le, regarde comme il te ressemble », de te dire ma fierté de l’avoir et j’oubliais de te dire merci. 
Alors ce soir c’est chose faite, les yeux humides certes,
mais le coeur apaisé, ému et serein. 

Antoine,
quoi que certains aient pu penser, quoique parfois j’ai pu dire en étant en colère, on s’est aimé et j’en suis fière.
Ça n’a pas été simple mais ça a été, sois en certain. 
De toute façon je n’ai jamais aimé les choses simples tu le sais non, tu me le dis encore souvent… 

Ce soir je vais laisser mes colères et les regrets s’envoler, s’effacer…
et je vais juste garder la fierté et ce qui fait que l’histoire est jolie.
Elle s’appelle Olivier. 

Je crois que ce moment m’étonne un peu, et je te vois sourire puisque tu sais que les cimetières c’est vraiment pas mon truc, surtout ceux là ! 
Il m’étonne sans m’étonner ce moment, il est juste …
Et  il se devait d’être ainsi fait aujourd’hui…
Puisque mon coeur se desserre un peu. 

Oui je sais, je sais que tu as vu la scène de tout à l’heure, Mais je n’ai pas envie d’en parler,pas ce soir, pas à toi…
Ne t’inquiètes pas, ça va, j’en fais mon affaire, ce n’est rien. 

Allez va, le vent t’appelle pour repartir, je dois y aller aussi
Puisqu’ainsi la vie continue… 
Plus sereinement  et quelque part côte à côte, je le sais désormais. 

Allez Va, va où le vent te porte, et encore une fois merci pour ce moment..

Hey Antoine…Elle est belle ton âme!

je t’embrasse affectueusement

Ah?! Et puis au fait, fais pas le con ou alors pas trop,
laissons les vies mener la danse ou inversement…
On s’en fout, tant qu’on est heureux ! 

Maite zaitut 

Izan
1er Mai 2021

Force de Création

Je récupère ma fille chargée comme une mule parce que tout d’un coup leur vie d’ado s’arrêtent à nouveau.
Suite à une décision basée sur du rien.
Pour 2 semaines de cours à distance et 2 semaines de vacances, bref pour 4 semaines enfin j’espère.
Je regarde les gamins partir le sac lourd et le moral aussi pour certains.
J’suis désolée… pour eux… Pour ma fille… 

Pour ma fille…Que je vais amener ensuite, à son cours de théâtre, attristée parce qu’elle n’aura eu que 2 cours en présentiel depuis quelques mois, parce qu’ils préparent leur pièce pour la 2eme année consécutive en se demandant bien si ils pourront assurer la représentation devant un public…
Et moi, qui depuis des années lui dit « vis tes envies d’artistes ma puce  c’est important, fais, et on t’accompagnera parce que l’art, que ce soit en peinture, en théâtre , en chant, en danse, en verre ou en terre, ça te mènera là où tu dois aller, ça te fera te sentir libre, vivante, ça te fera respirer, ne gâche pas ça, ce sont des moments chouettes que rien n’arrête ».
Tu parles… 


Tant pis, je continuerais à lui dire la même chose parce que merde ça va bien finir par repartir tout ça ! 
Parce que merde, organiser des festivals et y voir les gens heureux ça me manque, parce qu’organiser des journées de métiers d’art, des expos, des rencontres et voir les regards émerveillés, curieux, heureux ça me manque, parce que danser sur scène c’était la vie, c’était beau et c’était bon…


Parce que la création c’est faire l’amour à la vie, c’est faire l’amour à l’Univers!
Parce que dans ces créations, chaque artiste y met des rêves en scène et que ça en diffuse de l’amour, parce qu’aller à un concert, à un spectacle, au cinéma, au théâtre, c’est vivre des sensations intenses.
Parce que tout ça, c’est se trouver, se retrouver et partager du bon du beau du vrai,
c’est frôler des moments d’extase que tout le monde peut gouter en même temps. 


Et je vais continuer à rêver à ces prochaine création, celle qui trotte dans nos têtes, se faufile dans nos coeur et qui sortira de leurs mains,  de leurs yeux, de nos âmes. 


Créer pour continuer à vivre et respirer, à partager, à rassembler, à éveiller… 

Créer
C’est faire l’amour à la vie.
C’est faire l’amour à l’Univers.


Izan
01/04/2021

Pardon mon Âme


Pardon mon Âme 
Pour toutes les fois où j’ai été le bourreau,
Pour les autres et aussi pour moi-même,
Parce que je croyais que c’était juste.
Pour toutes les fois où j’ai cru qu’ainsi 
Je sauverai ma famille , ma vie, ma tribu


Pardon mon Âme
Pour toutes les fois où je me suis laissée bâillonner, exclure, rejeter
Parce que j’avais trahie la parole donnée.
Pour toutes les fois où j’ai mal agi
Alors que je croyais bien faire
Pour toutes ces fois où je nous ai punies
Pour toutes les fois où je nous ai trahies.


Pardon mon Âme, 
Pour toutes les fois où dans cette vie
Je ne t’ai pas écoutée
Alors que tu disais vrai. 
Pour toutes les fois où j’ai choisi leurs peurs, leurs mauvaises pensées
Et que je n’ai pas ressenti tes mots et ta présence. 
Pour toutes les fois où j’ai accordé le pardon 
À ceux qui voulaient ta destruction


Pardon mon Âme
Pour toutes les fois où je t’ai ignorée
Pour toutes les souffrances 
Que cela a occasionné


Pardon mon  Âme
De ne pas croire en nous
En toi, en moi
Tout simplement


Pardon mon Âme 
De ne pas m’être crue à la hauteur
De tes espérances

Pardon mon Âme 
Pour mon inconstance
Pour mon impermanence


Pardon mon Âme 
De ne pas croire que je mérite L’amour que tu mets à ma portée, 
À chaque seconde,
à chaque moment de joie,
Ou dans chaque épreuve


Pardon mon Âme 
Pour tout ce que j’ai été,
Pour ce que je suis encore parfois
Et ce que je serais encore sans doute
Pour chacune de mes colères, chacun de mes doutes,
Chacun de mes Cris, de mes pleurs
Pour chaque moment d’impuissance.

Pardon mon âme
Pour ne pas toujours sentir la force
La tienne et celle de mes ancêtres
Pour ne pas ressentir l’amour que tu me portes 
Sans jamais faillir .


Pardon mon Âme
De ne pas prendre le temps
De te remercier Comme tu le mériterais


Izan
21/03/2021

Lorsqu’une femme se révèle

Lorsqu’une femme se révèle
Elle est non seulement sorcière,
Elle est aussi femme,mère, soeur, amie.
Elle est guérisseuse,
Elle est source.

Lorsqu’une femme se réveille
Elle honore sa lignée.
Non seulement celle des femmes
Mais aussi celle des hommes.
Elle révèle  leur beauté
Leur sagesse, leur noblesse.

Elle pardonne, libère,
Panse et accompagne
Elle guérie avec coeur.

Elle accueille dans son antre
La beauté de l’humanité.
Elle accueille dans son antre
La beauté de l’amour.

Lorsqu’une femme se révèle
Elle unifie, concilie,
Et berce avec douceur,
Tout ce qui cherche en elle
La beauté de la Terre Mère.

Quand une femme se réveille
Elle accueille, et vous fait naitre,
Et en son sein
Elle vous fait goûter la vie.

Elle rassemble, réunie
Hommes, femmes, enfants
Terre et ciel,
Lune et soleil.

Lorsqu’une femme se révèle
Elle redevient Conscience et Patrie.
Elle accueille les souffrances
Pour faire taire les peurs.
Elle écoute les pleurs
Et apaise les colères
Toujours avec humilité.

Quand une femme se révèle
la vie redevient riche
De beauté , de douceur,
De joie et d’extase

Plus de Cris, plus de pleurs
Autres que ceux de la guérison
Elle vous emporte ainsi
Dans une danse ardente

Lorsqu’une femme se révèle
Elle est beauté de Vie.
Son corps et son âme
sont enfin réunis.

Alors, dans le souffle bienveillant du vent
Ancêtres, éléments , et esprits  la parent
D’un amour si grand, si fort, si pur
Que plus rien ne l’empêche d’ être libre.

Izan
02/03/2021
 

Euskal Herri Mon amour

Ah?! C’est la St Valentin?

Et bien…
Mon amoureux à moi s’appelle Euskal Herri,

Il est grand, beau, vrai, sauvage…et j’en passe

Alors aujourd’hui lui et moi,
On se découvre encore,
On s’explore, on se cajole,
On se murmure, on se chérie , on se danse,
On s’aime de plus en plus fort

Ou que je sois, je me pose et il m’apprend
Combien Belle est la Vie !!

Bonne fête à vous chers amoureux
Et bonne fête à mon Pays !


Izan
14/02/2021

Grandir encore

Il était une fois,
Ce jour où j’ai cru te perdre
Encore une fois.

Il est une fois
Où ensemble,on s’est permis de grandir,
Encore une fois.

Traversants le tumulte,
Accrochés à notre amour,
On s’est permis de vivre encore,
Toi et moi.

Il est encore une fois,
Où moi, ta mère,je suis si fière de toi
Si fière de ta soeur, de toi, de nous,
Infiniment fière d’être votre mère.

Encore une fois tu m’as montré
Combien L’amour est vrai,
Combien il peut être plus fort que tout,
Dans ces secondes là

A cette seconde-là, j’ai voulu hurler
Sentant ton âme se barrer
T’hurler de ne pas me lâcher,
Pas là , pas encore, pas maintenant.
A cette seconde pourtant j’ai compris,
Que si c’était le cas
Alors je devais comprendre et apprendre.

A cette seconde-là , j’ai compris
La puissance et la force de l’amour vrai,
La puissance et la douceur de la Force tranquille.
Cette force qui, quoi qu’il advienne,
Amène vers le beau, le juste, le vrai,
Vers l’amour absolu de la VIE

A cet instant j’ai grandi encore.
J’ai compris que j’intégrais
Ce que je ne cesse de vouloir apprendre
De vouloir Sentir depuis quelques années.

Maintenant je sais
Que même si on ne sait jamais,
Aujourd’hui je ne peux qu’aimer la vie
Avec ses souffrances, ses deuils,
Ses bonheurs et ses moments de plaisir.
Je ne peux que remercier la vie désormais
Et certes remercier parce que tu es encore là.

Alors Merci mon fils,
Merci pour ce cadeau de la Vie,
Ce cadeau des deux mondes quelques secondes réunis
Je t’ai vu te barrer mais tu t’es rattrappé
Aussi puissant et merveilleux que tu es,
Tu m’as encore fait grandir

Alors aujourd’hui je ne peux qu’aimer
Aimer la vie à en perdre haleine
Honorer la vie chaque seconde,
Dans les moments de doutes comme dans les joies les plus extrêmes,
Aimer chaque seconde, aimer le tout
Ce Tout que dans la douleur
Tu m’as fait toucher

Je me promets de vivre
Aussi intensément que ces secondes là
Où j’ai cru te perdre.

Et peut etre qu’aussi tu m’as tout simplement appris
Que je pouvais m’aimer autant que je vous aime,
Ta soeur et toi

Je t’ai vu te barrer mais tu es resté,
Parce qu’on s’est promis de grandir encore,
Et de leur montrer…

Alors ce soir je te promets
De me rattrapper aussi fort
Et de faire vivre celle que je suis désormais.

Merci à toi,
merci à mes Maitres
Merci à ceux qui étaient là
Ici et ailleurs

Merci mon fils, maite zaitut!

Izan
le 13 fevrier 2021

Bien à vous Madame

A vous Madame qui vous êtes permise de dénigrer mon travail vous adressant à un de mes employeurs , avec  les termes suivants « entre personnes responsables je me dois de vous dire… »
Sachez madame, que votre rang ne fait pas de vous une personne plus responsable que moi, mais comme il vous plait de croire cela , voyons donc l’observation que j’en fais, de ma place de « petites mains ».


Oui effectivement je suis une de ceux qui ont un « petit emploi », et je le fais avec cœur et de manière responsable, oui ce « petit boulot-là» je l’ai choisi en son temps, réellement choisi, pour, je ne vous le cache pas, pouvoir assumer la responsabilité de nous nourrir ma fille et moi.


Oui madame j’ai choisi de préparer, nettoyer, entretenir des logements, de gens d’ici et parfois je m’occupe de lieux accueillant des gens comme vous, pour un séjour plus ou moins court.

J’admets, parfois cela me dérange un tantinet mais quoi qu’il en soit, ce métier là, comme mes autres métiers, j’ai choisi de les faire du mieux que je peux  avec conscience et cœur.


De ces métiers, Madame, j’en suis fière, pour ce qu’ils m’apportent et pour ce que j’en fais.


Madame, face à moi, alors que je vous en ai fait la demande vous n’avez rien reproché, fuyant mon regard, mon sourire et ma présence .Dès mon arrivée cependant,, vous vous êtes sentie obligée de me dire « je suis originaire d’ici , et donc pas une touriste comme les autres » .

Soit et donc ?


Et donc… rien !

Du moins pas dans les yeux, mais une fois les clés rendues, en tant que « personne responsable » vous avez agit en parfaite délatrice, reprochant au propriétaire la présence de poussière sur 3 étagères. Plusieurs échanges, planquée derrière un ordimateur pour 3 etagères…en voilà une affaire ?!!!!

Oui je l’admets indiscutablement, j’ai manqué de vigilance sur 3 pauvres étagères, mon esprit vagabondant vers d’autres sphères quand je préparais ce logement pour vous accueillir.

J’admets mon erreur et aurais été ravie de m’en excuser auprès de vous, les yeux dans les yeux.


Sous prétexte de « parler entre gens responsables » Mais basque et d’ici cependant ,je le repète ici, volontairement, autant de fois que vous avez appuyé sur ce fait (il doit bien y avoir une raison ), vous avez effectivement montré que vous n’étiez pas une touriste comme les autres. Je le conçois encore… vous étiez pire : vous avez laissé exprimer votre condescendance, votre mépris, pour les petites mains telles que moi.


Sachez Madame, que je ne vous en veux même pas !

Au contraire cela me fait sourire.


Parce que Madame, une fois la porte franchie ; ce sont mes mains qui ont nettoyé les traces de votre passage dans la cuisine, qui ont ramassé les draps où vous avez dormi, et qui ont nettoyé les toilettes où vous vous êtes si bien soulagée. Permettez moi de penser d’ailleurs que si les draps eurent été moins propres, peut-être que moins « responsable et plus détendue vous seriez et votre langue serait moins acerbe ».

Du court échange que nous avons eu j’en retiens votre empressement à me dire « je suis basque » et cela me donne légitimité et des droits en ces lieux (cela était sous entendu) , suivi de « et je reviens m’y installer et travaille bientôt » …grand bien vous fasse !!

A y réfléchir, peut-être qu’effectivement mon nom vous a fait penser que vous aviez plus de légitimité que moi à vous dire basque. Effectivement, vous avez le droit de l’imaginer, et je m’autorise le droit d’en sourire…par habitude et par lassitude un peu aussi je l’avoue.

Mon nom (le 1er) n’est pas basque mais mon âme l’est ! Mon père n’est pas basque mais mon éducation et mes valeurs le sont et c’est ce qui me fait très certainement garder le sourire face à vos actions ces derniers jours… (milesker aitatxi ta amatxi)

En tant que petite main d’ici, j’ai soigneusement (à 3 etagères près) préparé le lieu, en musique pour tout vous dire, basque bien entendue ! Dans la cuisine, j’ai pris soin d’y disposer, pour vous et les personnes reçues des produits locaux achetés à l’épicerie du coin…Qu’elle n’est donc pas ma surprise de voir qu’à votre départ ces quelques produits de base ne sont plus là…n’ayez crainte Madame je les ai remplacé, une fois le ménage fait pour les prochains touristes, souriant (jaune) et sans mot dire au propriétaire. Ma responsabilité étant qu’ils ne manquent de rien et qu’ils se sentent chaleureusement accueillis!

Alors Madame, en tant que petites mains responsables, je me dois toutefois de vous dire Merci.


Une fois de plus, en ne me pensant pas basque, vous m’avez rappelé combien je le suis ! Combien en regardant par la fenêtre, dépoussiérant les fameuses étagères j’ai ressenti la présence de mes ancêtres, et combien, dans le vent qui soufflait, j’ai ri avec Emazte Xuri du ridicule de la situation.


Oui madame, les mots en euskara me manquent pour vous dire à quel point je vous emmerde (quoique  …avec un petit effort je les ai) , en ce point je ne suis pas tout à fait Euskaldun mais j’y travaille assurément.


Oui madame je n’ai pas de nom basque mais je suis bel et bien d’ici, du plus profond de mon être, du plus profond de mon cœur, à chacune de mes respirations, à chaque larmes versées, dans chaque pas, chaque geste, chaque acte, chaque erreur, chaque émotions, dans  chaque faux pas, dans chacune de mes revendications  je vis en basque et et de plus en plus fort qui plus est ! Et donc,  je continuerai à l’être ! et puis tenez, si je le peux, j’essaierai de le faire encore mieux  !


Oui madame je vous remercie, parce qu’à travers votre façon d’agir « en tant que personne responsable » vous m’avez fait saluer et porter haut les couleurs des gens de petites mains comme moi ! Avec honneur et fierté d’ailleurs!
Vous m’avez permis de mettre en lumière, un non choix que je me refusais de faire, merci donc, il ne me reste qu’à passer à l’acte !


Merci Madame ! Vous avez renforcé en moi la force de la parole juste, de la parole vraie, de la parole donnée ! Quelle fierté là encore ! Hitza Hitz, vous connaissez sûrement…


Madame, vous avez revendiqué ne pas être une touriste comme les autres, je le confirme encore vous avez été pire ! Et sous ma cape, j’en ris !


Une dernière chose toutefois me vient à l’esprit. Dans ma vie, vous n’avez été que de passage ; peut être, nous croiserons nous à nouveau puisque vous revenez ici bientôt.
Vous revenez si j’ai bien compris, exercez votre métier de « personne responsable » ainsi mis en lumière. Soit ! je vous souhaite bien du courage mais prenez garde, il y aura peut-être dans vos petites mains d’en dessous, des basques comme moi que vous pourriez aussi froisser, je vous souhaite  toutefois que comme moi, ils préfèrent en sourire , plutôt que d’en prendre ombrage…

Izan 20/01/2021

j’attends de moi et de moi seule

Accueillir tristesse , peur et colère qui grondent  en nous dans une danse sauvageonne, les vivre, les chanter , les crier pour les laisser s’effacer et laisser place à des joies nouvelles.
Ne rien refouler, ne rien garder,
Comprendre pour pardonner, se pardonner et enfin se libérer de l’emprise; celle qu’on s’est créé , voulant adhérer à un monde qui n’est pas le sien.
Comprendre que dans leurs yeux, leurs mots, leurs reproches, leurs mensonges nous n’y voyons en réalité que nos parts d’ombres, nos parts sombres et décider seul de s’en libérer.
Cesser d’attendre de l’extérieur , aller chercher au plus profond de soi la douceur apaisante de la liberté.
Ce chemin n’est pas simple, il est sinueux, long, déroutant parfois haletant mais il est intrigant  enivrant, exaltant.
Se poser un instant, revivre le passé avec les yeux de la compassion et comprendre que rien n’est plus fort que cet instant où notre force intérieure vient à nouveau se présenter pour vous murmurer  » Allez on ne va pas s’arrêter là tu crois pas? viens on continue, rien n’est fini, bien au contraire, c’est maintenant que tout commence « 

J’attends donc de moi et de moi seule
D’être celle que je veux être

Femme, mère, fille, amie, amante
Bienveillante, sage , maternante
douce, protectrice, aimante
Sereinement joyeuse
Sereinement rieuse

Sorcière , guérisseuse ou guerrière
guide, chercheuse de vérité
Danseuse et musicienne
Artiste ou bien savante

Belle,sensuelle, charnelle
sauvage ou sage,
rebelle ou soumise

Basque, universelle,
terrienne ou bien stellaire

Qu’importe qui je suis
Si je suis libre d’être


Izan
10/01/2021

Accepter ce qui est

Accueillir la plainte, la douleur, la colère, la peur, la tristesse est parfois salvateur si on apprend à l’observer de sa juste place…

 « un mal est un bien qui n’est pas à sa juste place » Selim Aissel

Cette phrase a raisonné en moi un jour de formation, elle fut libératrice. Elle m’a appris à m’observer.
A marquer un stop sur ce qui se jouait en moi. Puis j’ai arrêté de juger, de me juger, j’ai appris à ne plus culpabiliser, ni l’autre ni moi. Je me suis offert la douceur de l’amour et de la compassion que je sais si bien accordée à l’autre.


Alors la clarté et la sagesse sont venues m’accompagner pour mieux me guider dans ce lourd travail, sur ce long chemin … le chemin de mon destin.

Quand aux joies de la vie, certains matins laissent place à la souffrance, celle du corps, celle des mots, celle des souvenirs, celle du mental et de ses croyances limitantes à tout va qui vous entraînent si puissamment vers le bas, observer ce qui se passe en soi devient alors une des  clés de la liberté !

Observer, sans juger, sans culpabiliser, avec bienveillance, le plus souvent possible , accueillir ce qui se passe et se permettre de choisir sa vie !


Fermer les yeux et méditer, écrire peut-être ou au contraire hurler au son du tambour, dans une danse sauvageonne ? Qu’importe comment mais accueillir et accepter d’entendre ce que les maux disent.

Ne rien rejeter, ne rien fuir, ne rien refouler ; Juste regarder ce qui vient là et décider alors de rester là ou de choisir un autre chemin. Celui la transformation, de la transmutation.

Oui ! Parfois cela se révèle douloureux, long, périlleux  mais c’est à chaque fois un chemin extraordinaire, celui du pas vers soi.

Oui ! Parfois les souffrances sont telles que j’aurais préféré en rester totalement éloigné, dans l’anesthésie et le déni le plus total.
On peut choisir de fuir mais une fois qu’elles vous rattrapent, parce qu’elles vous rattrapent, la douleur est alors encore plus grande.

Désormais cela je l’ai compris donc acte ! Accueillons !!                      


D’avouer parfois mes colères, mon désespoir, ou ma peine, les déposer par écrit est pour moi à chaque fois le début du dialogue accepté, le début du travail. C’est mon moyen de renoncer à la plainte continue, celle où j’attendais continuellement un sauvetage extérieur, qui ne me servait à rien.

Ô certes il sauve, oui !un temps ! Mais  il ne me permettait pas de créer ma vie, de choisir ma vie, de me choisir telle que je suis, telle que je vibre.


Ecrire pour déposer les armes, c’est le choix que j’ai fait pour que, une fois les souffrances avouées, entre alors le processus de guérison ;


Celui qui passe alors par le chemin de mon cœur. Ce cœur qui sait si bien faire parler mon âme, mon moi, mon essence. Appelez-le comme vous voulez mais ce Moi là, incroyablement noyé sous une masse de croyances, de pensées , de douleurs, d’histoires qui ne sont pas totalement les miennes.


Les réponses à une douce guérison vient alors, de la plus belles manières qui soit : par les cadeaux de l’univers : dans l’instant d’une rencontre, dans les échanges avec un ami, dans un chant, un livre, dans l’écoute du vent, de l’eau, dans les sons de ma Terre, que sais je encore…

Une fois les réponses perçues, le chemin s’éclaircit à nouveau, celui de l’Être, de mon Être, celui de l’Amour, l’Amour de soi ! Celui de l’acceptation de ce qui est ou a été, celui du Pardon, celui de la Libération !


A cet instant là, le désir de vivre est plus fort que tout, je suis à nouveau debout,  je respire, je vis et je danse, je ris à nouveau.


Au diable alors vos critiques, au diable alors (si tant est qu’il existe) ce que vous voyez de moi, ce que vous pensez. Dans vos yeux, vos mots, vos silences, vos actes je voyais mes ombres alors je vous en remercie et je danse à nouveau, et ça, c’est le plus important !


Si vous ouvrez votre cœur, si vous êtes ok pour recevoir la réponse, ouvrez les yeux, vos oreilles, ouvrez vos sens, la réponse sera là.

Parfois aussi douce qu’un baiser sur le front, parfois cinglante mais elle sera là, à vous alors d’en saisir la chance,  celle de choisir les clés de la liberté ou les chaînes d’un mal-être intérieur.

Chacun de ces choix reste le votre, chaque choix peut s’entendre, personne ne peut juger, il n’y a aucun reproche à faire, ni même à entendre ni même à se faire. De chacun de ces choix, il y a TOUJOURS quelque chose à apprendre le bon moment venu.


Et un jour viendra la force, celle d’accepter votre ombre comme votre lumière, celle de vous pardonner, de vous remercier pour au final S’AIMER ET ENFIN VIVRE !

Izan
09/01/2021

Dans l’ombre de votre absence

Il est de ces moments où la douleur de vivre est si forte que la libération approche; où votre absence est si présente que la solitude vient m’embrasser de votre douceur.


Je me revois enfant, recroquevillée dans cette pièce obscure, seule, apeurée, le regard vers cette lucarne.


Cette même incompréhension, ce même besoin d’évasion, cette sensation de n’être rien, d’être si loin…Mes yeux accrochent la lumière, ne pas les fermer pour ne pas sombrer.
Je n’ai qu’un désir, m’envoler pour vire enfin mes rêves.

Pouvoir vous retrouver, me blottir contre vous, sentir vos coeurs me bercer, me draper de vos bras, revivre vos doux baisers, me nourrir de vos yeux, me soigner de vos rires et de vos silences, apprendre de vos secrets et ne rien oublier.

Avec vous j’étais vraie, loin de vous j’étais l’autre.

Longtemps j’ai menti, dissimulée ma vie, dissimulée les cris de violences subies.
J’ai longtemps été double pour être celle qu’ils voulaient, croyant qu’il fallait me trahir pour me sentir aimée.

Ne rien montrer, ne pas faire de bruit, montrer celle qu’on attend, ce que je suis n’est pas si important.

Aujourd’hui encore, j’en subis les tumultes…à ne plus savoir ce que je veux dire, croire ou être.

De rêves en désillusions je me perds encore parfois. Je vous livre mes pleurs et observe mes peurs.
Je vacille, je tombe et toujours me relève,
Je grandis, m’accroche, essaye et apprends encore.

Je lève encore les yeux, pleure sous Madame la Lune, danse avec le soleil et chante sous la pluie. et j’implore souvent le vent pour qu’ils vous ramènent à moi.

Qu’à travers le chant des oiseaux ou celui de l’eau, je puisse entendre vos voix, qu’à travers cette Terre, je puisse sentir la force de vos bras, là pour me relever, m’épauler, me guider pas à pas …

Pour que je n’oublie pas de m’aimer à nouveau

Izan
27/12/2020