Archives mensuelles : janvier 2021

j’attends de moi et de moi seule

Accueillir tristesse , peur et colère qui grondent  en nous dans une danse sauvageonne, les vivre, les chanter , les crier pour les laisser s’effacer et laisser place à des joies nouvelles.
Ne rien refouler, ne rien garder,
Comprendre pour pardonner, se pardonner et enfin se libérer de l’emprise; celle qu’on s’est créé , voulant adhérer à un monde qui n’est pas le sien.
Comprendre que dans leurs yeux, leurs mots, leurs reproches, leurs mensonges nous n’y voyons en réalité que nos parts d’ombres, nos parts sombres et décider seul de s’en libérer.
Cesser d’attendre de l’extérieur , aller chercher au plus profond de soi la douceur apaisante de la liberté.
Ce chemin n’est pas simple, il est sinueux, long, déroutant parfois haletant mais il est intrigant  enivrant, exaltant.
Se poser un instant, revivre le passé avec les yeux de la compassion et comprendre que rien n’est plus fort que cet instant où notre force intérieure vient à nouveau se présenter pour vous murmurer  » Allez on ne va pas s’arrêter là tu crois pas? viens on continue, rien n’est fini, bien au contraire, c’est maintenant que tout commence « 

J’attends donc de moi et de moi seule
D’être celle que je veux être

Femme, mère, fille, amie, amante
Bienveillante, sage , maternante
douce, protectrice, aimante
Sereinement joyeuse
Sereinement rieuse

Sorcière , guérisseuse ou guerrière
guide, chercheuse de vérité
Danseuse et musicienne
Artiste ou bien savante

Belle,sensuelle, charnelle
sauvage ou sage,
rebelle ou soumise

Basque, universelle,
terrienne ou bien stellaire

Qu’importe qui je suis
Si je suis libre d’être


Izan
10/01/2021

Accepter ce qui est

Accueillir la plainte, la douleur, la colère, la peur, la tristesse est parfois salvateur si on apprend à l’observer de sa juste place…

 « un mal est un bien qui n’est pas à sa juste place » Selim Aissel

Cette phrase a raisonné en moi un jour de formation, elle fut libératrice. Elle m’a appris à m’observer.
A marquer un stop sur ce qui se jouait en moi. Puis j’ai arrêté de juger, de me juger, j’ai appris à ne plus culpabiliser, ni l’autre ni moi. Je me suis offert la douceur de l’amour et de la compassion que je sais si bien accordée à l’autre.


Alors la clarté et la sagesse sont venues m’accompagner pour mieux me guider dans ce lourd travail, sur ce long chemin … le chemin de mon destin.

Quand aux joies de la vie, certains matins laissent place à la souffrance, celle du corps, celle des mots, celle des souvenirs, celle du mental et de ses croyances limitantes à tout va qui vous entraînent si puissamment vers le bas, observer ce qui se passe en soi devient alors une des  clés de la liberté !

Observer, sans juger, sans culpabiliser, avec bienveillance, le plus souvent possible , accueillir ce qui se passe et se permettre de choisir sa vie !


Fermer les yeux et méditer, écrire peut-être ou au contraire hurler au son du tambour, dans une danse sauvageonne ? Qu’importe comment mais accueillir et accepter d’entendre ce que les maux disent.

Ne rien rejeter, ne rien fuir, ne rien refouler ; Juste regarder ce qui vient là et décider alors de rester là ou de choisir un autre chemin. Celui la transformation, de la transmutation.

Oui ! Parfois cela se révèle douloureux, long, périlleux  mais c’est à chaque fois un chemin extraordinaire, celui du pas vers soi.

Oui ! Parfois les souffrances sont telles que j’aurais préféré en rester totalement éloigné, dans l’anesthésie et le déni le plus total.
On peut choisir de fuir mais une fois qu’elles vous rattrapent, parce qu’elles vous rattrapent, la douleur est alors encore plus grande.

Désormais cela je l’ai compris donc acte ! Accueillons !!                      


D’avouer parfois mes colères, mon désespoir, ou ma peine, les déposer par écrit est pour moi à chaque fois le début du dialogue accepté, le début du travail. C’est mon moyen de renoncer à la plainte continue, celle où j’attendais continuellement un sauvetage extérieur, qui ne me servait à rien.

Ô certes il sauve, oui !un temps ! Mais  il ne me permettait pas de créer ma vie, de choisir ma vie, de me choisir telle que je suis, telle que je vibre.


Ecrire pour déposer les armes, c’est le choix que j’ai fait pour que, une fois les souffrances avouées, entre alors le processus de guérison ;


Celui qui passe alors par le chemin de mon cœur. Ce cœur qui sait si bien faire parler mon âme, mon moi, mon essence. Appelez-le comme vous voulez mais ce Moi là, incroyablement noyé sous une masse de croyances, de pensées , de douleurs, d’histoires qui ne sont pas totalement les miennes.


Les réponses à une douce guérison vient alors, de la plus belles manières qui soit : par les cadeaux de l’univers : dans l’instant d’une rencontre, dans les échanges avec un ami, dans un chant, un livre, dans l’écoute du vent, de l’eau, dans les sons de ma Terre, que sais je encore…

Une fois les réponses perçues, le chemin s’éclaircit à nouveau, celui de l’Être, de mon Être, celui de l’Amour, l’Amour de soi ! Celui de l’acceptation de ce qui est ou a été, celui du Pardon, celui de la Libération !


A cet instant là, le désir de vivre est plus fort que tout, je suis à nouveau debout,  je respire, je vis et je danse, je ris à nouveau.


Au diable alors vos critiques, au diable alors (si tant est qu’il existe) ce que vous voyez de moi, ce que vous pensez. Dans vos yeux, vos mots, vos silences, vos actes je voyais mes ombres alors je vous en remercie et je danse à nouveau, et ça, c’est le plus important !


Si vous ouvrez votre cœur, si vous êtes ok pour recevoir la réponse, ouvrez les yeux, vos oreilles, ouvrez vos sens, la réponse sera là.

Parfois aussi douce qu’un baiser sur le front, parfois cinglante mais elle sera là, à vous alors d’en saisir la chance,  celle de choisir les clés de la liberté ou les chaînes d’un mal-être intérieur.

Chacun de ces choix reste le votre, chaque choix peut s’entendre, personne ne peut juger, il n’y a aucun reproche à faire, ni même à entendre ni même à se faire. De chacun de ces choix, il y a TOUJOURS quelque chose à apprendre le bon moment venu.


Et un jour viendra la force, celle d’accepter votre ombre comme votre lumière, celle de vous pardonner, de vous remercier pour au final S’AIMER ET ENFIN VIVRE !

Izan
09/01/2021