Dans l’ombre de votre absence

Il est de ces moments où la douleur de vivre est si forte que la libération approche; où votre absence est si présente que la solitude vient m’embrasser de votre douceur.


Je me revois enfant, recroquevillée dans cette pièce obscure, seule, apeurée, le regard vers cette lucarne.


Cette même incompréhension, ce même besoin d’évasion, cette sensation de n’être rien, d’être si loin…Mes yeux accrochent la lumière, ne pas les fermer pour ne pas sombrer.
Je n’ai qu’un désir, m’envoler pour vire enfin mes rêves.

Pouvoir vous retrouver, me blottir contre vous, sentir vos coeurs me bercer, me draper de vos bras, revivre vos doux baisers, me nourrir de vos yeux, me soigner de vos rires et de vos silences, apprendre de vos secrets et ne rien oublier.

Avec vous j’étais vraie, loin de vous j’étais l’autre.

Longtemps j’ai menti, dissimulée ma vie, dissimulée les cris de violences subies.
J’ai longtemps été double pour être celle qu’ils voulaient, croyant qu’il fallait me trahir pour me sentir aimée.

Ne rien montrer, ne pas faire de bruit, montrer celle qu’on attend, ce que je suis n’est pas si important.

Aujourd’hui encore, j’en subis les tumultes…à ne plus savoir ce que je veux dire, croire ou être.

De rêves en désillusions je me perds encore parfois. Je vous livre mes pleurs et observe mes peurs.
Je vacille, je tombe et toujours me relève,
Je grandis, m’accroche, essaye et apprends encore.

Je lève encore les yeux, pleure sous Madame la Lune, danse avec le soleil et chante sous la pluie. et j’implore souvent le vent pour qu’ils vous ramènent à moi.

Qu’à travers le chant des oiseaux ou celui de l’eau, je puisse entendre vos voix, qu’à travers cette Terre, je puisse sentir la force de vos bras, là pour me relever, m’épauler, me guider pas à pas …

Pour que je n’oublie pas de m’aimer à nouveau

Izan
27/12/2020

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